lundi 21 mai 2018

GUILD'CON II

Salut à toi, compañero figuriniste !

Allez, mise en jambes... Sick Of It All, si tu fois écouter un seul groupe de hardcore dans ta vie, c'est peut-être celui-là.


Ce week-end se tenait la convention de l'association de la GUILD, asso dont je suis membre. Sur les deux jours (samedi et dimanche donc) étaient prévus au programme plusieurs tournois : Infinity, Fury, Eden, GuildBall et Alkemy.

Les tables Eden, prêtres à accueillir les joueurs.

J'ai pour ma part participé à celui d'Infinity, le samedi, avec neuf autres gaillards, dans l'ordre final (si je ne me suis pas trompé) du classement : Ravageur, Personne, Drong, Le Mars, BadBat, Jerreck, Bhaal, Morikun, moi-même et GiLel. Et comme vous pourrez le constater plus bas, les tables étaient superbes.
Pas mal de membres de l'asso, on mit la main à la pâte pour assurer l'intendance (installation de la salle, bar, etc...) et méritent tous un immense merci : Ravageur pour l'organisation du tournoi Infinity, les nombreux et pertinents conseils et la bonne humeur, Whispe en tenancier de troquet, Bhaal et son chapeau, Fanckem, Captain, Oliv', Red_Eye ou encore Pantoufle pour, entre autres, la gestion du bar et du miam-miam, GiLel pour l'ensemble de son œuvre et ses jets de dés venus d'ailleurs... j'en oublie plein, j'espère qu'il ne m'en voudront pas trop ;-) !
Bref, j'ai passé une excellente journée entre les parties d'Infinity, un petit coup de main pour l'orga, des discussions (notamment avec Méhapito, l'homme qui ne craint pas de vivre non loin de Golfech, "big up" comme disent les jeunes !), beaucoup de rires, pas mal de jets merdiques (mais ça, j'ai l'habitude !). Je finis 9ème du tournoi, à l'avant-dernière place, 3 défaites et 1 victoire. Bon, je suis réaliste, hein, c'est mon - petit - niveau mais le simple fait de jouer me suffit.
Quelques photos pourries car prise avec mon téléphone.

La table 1 que j'ai surnommé "le jardin d'enfants", avec tous ses bâtiments colorés

Table 2, l'office du tourisme d'Ariadna vous présente la table "nature et découvertes"


Table 3, dans les coursives d'un vaisseau nomade...


Table 4, la classique table urbaine !

Table 5, quand t'es dans le désert !

Première partie contre Jerreck : lourde défaite pour ma pomme. Dès le premier tour, le gros TAG de PanOc (Séraphin me semble) déboule sur mon aile droite. Malgré pas loin d'une quinzaine de tir en ORA de mes troupes (dont deux de panzerfaust, une tentative de hacking, de la munition électromagnétique), la bestiole désosse bien proprement une bonne partie de mes meilleures figurines... et ne subit que deux blessures au passage. Quand ça veut pas...

Deuxième opposition face à Morikun qui joue ALEPH, deuxième défaite. Mais là, c'est entièrement de ma faute (ou presque, Morikun a quand même bien joué sa partie). Il faut, dans le scénar, activer et contrôler deux consoles sur les côtés de la table et une grosse boîte (coffin) au centre. A la fin de la partie, Morikun l'emporte 5-2 car il contrôle la boîte centrale. Il me restait deux ordres et mon TAG Gecko était assez proche de l'objo. J'aurai du prendre le risque de déclencher deux trois ORA pour aller contester cet objectif, voire éliminer la figurine de Morikun. Avec un peu de chance (si les tirs de réaction ennemis sont ratés ou en réussissant des jets de blindage), j'aurai peut-être pu arracher la victoire ou un match nul. Ce fut une bonne partie, bien tendue jusqu'au bout.

Le Gecko - qui surveille l'objectif central - aurait pu faire basculer la partie... mais en fait, non !

Troisième partie entre les mauvais élèves, GiLel et moi-même, pointant avec deux défaites au compteur. On se dit que c'est la cuillère de bois qui se joue sur cet affrontement. Et on a raison ! Je l'emporte sur le fil 4-3. Nous contrôlons autant d'ojbos / terrain l'un et l'autre (3 points) mais je réalise mon objectif secondaire (en achevant bassement une figurine au sol... c'est laid) ce qui me ramène un quatrième point. Mes pupniks ont mis le bazar sur l'aile gauche de GiLel, mon Grenzer sniper et le Gecko en mode panzer ont fait le taf au centre. A noter que j'ai du mettre fin à la menace d'un Dog-warrior... au panzerfaust !

Les troupes de Gilel tiennent sa moitié de terrain.
Je n'ai pas pris de photos (oubli...) de la quatrième manche où je me suis de nouveau retrouvé face à Jerreck. Et de nouveau, j'ai pris une raclée ! Mon adversaire avait une bonne liste PanOc (avec du Chevalier, du Suisse, de l'Aquila...) et à complètement enfoncé mon centre. De plus, son sniper (un Nisse ?) a été vraiment très efficace. Enfin, de mon côté, j'ai mal utilisé mon ILO Mobile Brigada et ma Révérende-Mère... bref, victoire amplement méritée de Jerreck.


Au final, tous les participants ont eu droit à leur petit cadeau ( merci Fighouse : https://shop.fighouse.fr/ ). Et comme un signe du destin (si, si, pas moins que ça...), j'ai choisi... Ajax.


Je trouvais le clin d'oeil sympa. Et avoir un fig au nom de son pseudo, c'est classe. Je ne joue pas ALEPH mais le pitou est charismatique (enfin selon moi). Je ne sais pas trop ce que j'en ferai (je veux dire à part la peindre évidemment !). Soit je l'utiliserai dans un autre jeu, soit je l'offrirai ou le poserai religieusement. A voir...

Je suppose que certains des gars présents publieront un article pour relater "leur" Guil'con. J'éditerai ici même pour mettre des liens.
Morikun : https://letempledemorikun.blogspot.fr/2018/05/guildcon-20-seconde-convention-annuelle.html

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mardi 15 mai 2018

Armée Nordique, épisode I

Salut à toi, compañero figuriniste !

On commence avec de la musique de vieux (album sorti en 1999... ça pique...), une bonne tartine de trash, avec Skinlab et son Know your enemies issu du très bon album Disembody, the new flesh.


Et niveau, peau et autre chair, on va être servi aujourd'hui !
Comme je l'expliquai dans le billet précédent, je me suis attelé à un projet consistant à achever - au moins - une armée med-fan, des "Barbaro-Vikings" dans un format SAGA (histoire d'avoir un cadre à suivre).
Armée que voici pour ceux qui suivent pas ! Une Seigneur, deux unités de 8 guerriers et du loup géant.


Viennent s'ajouter aujourd'hui à cette base, trois nouveaux guerriers (en plus des deux peints précédemment) ce qui monte la nouvelle unité à cinq gars. Il n'en manquera plus que trois pour atteindre une unité complète. Ce sont encore des figs Confrontation (comme toute l'unité), des guerriers-fureur, en gros des berserkers avec des espèces de tranchoirs pas possible mais vraisemblablement très pratique au rayon boucherie.
Donc, beaucoup de peau, des tatouages, un peu de fourrure...
Photos !

Beûûûâaaaar !!!!

Ligne de culs !

Grrrrr...

- Beûûûâaaaar !!!! - Vous vous répétez, jeune homme.


C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mardi 8 mai 2018

Planification

Salut à toi, compañero figuriniste !

J'ouvre aujourd'hui avec du... black-métal.
Oui, le rejeton infâme et inaudible (pour le commun des mortels) du déjà très bruyant et socialement inadapté mouvement musical à grosses guitares. Mais attention, pas n'importe quel black. En fait, Panopticon est un véritable OVNI musical. C'est le projet d'un homme, l'Américain Austin Lunn, qui puise son inspiration dans les grandioses paysages des Appalaches (l'Homme dérisoire face à la démesure de la nature) et dans les combats sociaux menés notamment par les mineurs de la région. Il inclut dans sa musique des passages atmosphériques et des instruments traditionnels comme la flûte ou le banjo. Panopticon est ancré dans la mouvance anarchiste, totalement à contre-courant du black-métal scandinave qui a plutôt la facho... euh, fâcheuse tendance à lever le bras droit...
Bref, une expérience musicale "à-part". Il faut entrer dans l'univers de l'artiste mais une fois la porte entrouverte...



Nous essayons aussi, telles les montagnes, de passer au-delà des nuages qui nous bouchent l'horizon.... si ça c'est pas de la transition travaillée, mes enfants...
Donc, dans notre hobby, mener un projet à bien de A à Z n'est en général pas facile (voir mon précédent post à propos de ma bande pour Eden), voire pour certains, une impossibilité totale, limite chronique. On papillonne d'un projet à l'autre, on les multiplie tel un mathématicien fou, on accumule des figs pire qu'un écureuil les noisettes à l'approche de l'hiver, on joue plus ou moins avec des figurines peintes... ou presque... ou sous-couchées... ou pas... ah, c'est affreux ! Je défaille rien qu'à cette idée... vites mes sels !



Certains peintres/joueurs se fixent tout de même un objectif réaliste et tente de s'y tenir et, une fois le projet achevé, peuvent fièrement se pavaner ...

Moi, une fois ma bande pour Burn Out peinte...

Les jeux d'escarmouche offrent une bonne alternative. Peindre entre trois et dix figurines (à la louche, hein) pour pouvoir jouer est largement faisable en un laps de temps assez court. Par contre, les jeux gourmands en pitoux présentent un tout autre challenge. Il faut des mois, voire des années pour arriver à une armée complète. Et ça, ça fait réfléchir... ça donne un aperçu de l'immensité de l'infinité... euh... ouais... c'est long quoi...

Ooooh, pu****...

Pourquoi vous racontez cela ? Il y a quelques jours, j'ai procédé à une séance de rangement dans mon "coin à jeux et à figurines" (j'ai pas dit "bordel" parce que je suis un garçon poli mais tu l'as compris comme cela, j'en suis sûr, cher lecteur)... et à un bilan de ce que j'avais en jouable, c'est-à-dire, à mes yeux, entièrement peint : SAGA (Jomsvikings, Scots, Peuples de la Steppe, Saxons... rien que ça...), Infinity (Nomades et Ariadna), Fury (Nains), Bolt Action (Anglais). Je ne parle pas des milliers de points de Warhammer 40 000 qui dorment dans une armoire, témoignage d'un temps désormais révolu pour moi...
Je possède aussi une multitude de figs med-fan pour de l'escarmouche. Une pleine valise. Au sens propre comme au figuré. Mais rien de vraiment achevé pour un format plus gros. 
J'ai donc décidé de me consacrer dans les semaines (mois...) à venir à l’achèvement de plusieurs armées med-fan. Oui, plusieurs ! Comme cela, j'aurai des forces jouables ET je continue à vider méthodiquement mes stocks !

Il est fou, totalement loco !
Enfin, on va d'abord se concentrer sur une, hein ;-)!
Rester à planifier correctement tout ça pour ne pas partir dans tous les sens et garder une cohérence. En début d'année, la nouvelle version de SAGA est arrivée sur nos tables de jeu. J'aime beaucoup ce système et je fus très heureux (bon, OK, totalement excité...) car le bouquin présentait plusieurs illustrations de troupes fantastiques. Évidemment, à l'heure actuelle, rien ne laisse supposer une possible sortie d'un supplément fantastique officiel de la part du Studio Tomahawk. Mais ce n'est pas en soit un problème vu que des des alternatives crédibles existent et plus particulièrement A fantastic SAGA : http://www.a-fantastic-saga.com/

Du coup, je me dis que ce serait une bonne idée de développer ce projet en basant les futures armées sur un format SAGA, comprendre...
- Seigneur / Héros / Magicien / Prêtre : 1 point.
- 4 Gardes : 1 point.
- 8 guerriers : 1 point.
- 12 Levées : 1 point.

Et donc, en faisant mes comptes, voici ce qui ressort. En italique, les pièces manquantes à acheter/échanger et/ou à peindre

Armée elfe.
- 1 Seigneur sur griffon (Seigneur, 1 point)
- 1 Magicien à pied (prêtre, 1 point)
- 4 cavaliers lourds (Gardes à cheval, 1 point)
- 4 fantassins lourds (Gardes à pied, 1 point).
- 4 fantassins lourds (Gardes à pied, deux à peindre).
- 6 fantassins légers (Guerriers à pieds, deux à peindre).
- 4 cavaliers légers (guerriers à cheval, il en manque quatre, à peindre, deux à monter et deux à trouver...).
- 1 baliste (équivalent à douze Levées, à peindre)

Total : 4 points peints / 8 points une fois le projet achevé. 

Armée Nordique.



- 1 géante de Glace (Seigneur, 1 point).
- 4 wolfens (Gardes, 4 à peindre). 
- 4 wolfens (Gardes, 4 à peindre). 
- 8 guerriers keltois (guerriers, 8 à peindre).
- 8 Guerriers (Guerriers, 1 point).
- 8 Guerriers (Guerriers, 1 point).
- 5 loups géants (euh... à voir !, peints, 1 point).
Total : 4 points peints / 7 points une fois le projet achevé. 

Pour cette armée, j'ai récemment mis le grappin sur une joli lot de Wolfens et Keltois Sessairs de Confrontation qui vont venir compléter les rangs...
Va bien falloir les peindre...

Armée féodale / Bretonienne.


- 1 Magicienne à cheval (Seigneur, 1 point).
- 4 cavaliers lourds (Gardes à cheval, 1 point)
- 4 cavaliers lourds (Gardes à cheval, 1 point).
- 8 guerriers (Guerriers, 1 point).
- 12 levées avec fronde (Levées, 1 point).
- 12 levées paysannes (1 peint, 3 à peindre, 8 à trouver et à peindre...).
- 1 trébuchet (Levée, à trouver et à peindre...).

Total : 5 points peints / 7 points une fois le projet achevé. 

Armée de Peaux-vertes.
- 1 seigneur....
- 4 orcs noirs (Gardes, 1 point).
- 2 Ogres (Gardes, 1 point... ils comptent double, ils sont gros !).
- 9 archers gobelins (Levées, 3 à peindre).
- 8 Guerriers (à trouver et à peindre).
- 12 Levées (le projet d'Aenor, financé sur Kickstarter, devrait m'en fournir une  dizaine : https://www.kickstarter.com/projects/1785203465/trolls-and-goblins ).




Total : 2 points peints / 6 points une fois le projet achevé. 

Voilà le bilan. Quatre armées potentielles.
Plus d'une trentaine de figs à peindre que j'ai déjà en stock (on vide !). L'avantage, c'est que je sais désormais où je vais, l'objectif (les objectifs) à atteindre. Autre avantage non négligeable, je sais aussi vers où orienter mes éventuels futurs achats/échanges.
Je vais donc essayer de me tenir à ces projets le plus possible, sans m'éparpiller.

Et dans la foulée, hop !, c'est parti pour mes petits chouchous : les Nordiques ! Et ce sera des figurines Confrontation. Dans l'idéal, pour cette première vaque, je vais essayer de peindre les huit guerriers Keltois pris en photo au-dessus et 4 Wolfens (voire 8 si grosse motiv').
Les premiers à être passés sur l'établi sont un Druide - dont j'ai converti le bras droit - , il est accompagné d'un guerrier Danu.
Allez, photos !






C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

samedi 5 mai 2018

Prêts pour la fiesta...

Salut à toi, compañero figuriniste !

C'est parti avec une découverte récente, les Italiens de Messa qui fait dans le doom mais avec un chant féminin. Original bien ficelé et envoûtant.



Et bien, ça y est, je vois le bout de la peinture du starter du Convoi pour Eden Burn Out ! Je ne dis pas enfin, mais presque. Sur les deux dernières figs (celles que j'aime le moins...), je me suis un peu forcé pour achever le bazar. Ne manquaient à l'appel que Ralf et Willi. Cela aurait été un peu bête de ne pas les peindre.


Je suis évidemment resté sur le schéma coloré et les socles désertiques choisis en début de projet mais en fignolant un peu moins les détails, faut être honnête.
On a donc, à gauche, Rafaël et Guillermo à droite.




Ce qui est bien sympa, quand même, au final, c'est de pouvoir faire le malin avec une bande peinte !


Au passage, j'en profite pour vous montrer une autre figurine finie aujourd'hui même, Pustule, un troll de chez Reaper converti pour en faire un joueur de Blood Bowl qui viendra renforcer les rangs de mes Orcs du Morkrussia d'Orkmund.



Et au passage, un rappel. La GUILD tiendra sa convention les samedi 19 et dimanche 20 mai.


J'y serais le samedi 19 pour le tournoi Infinity et devrait y croiser, entre autres, Mellal et Méhapito (vu que je dois leur filer des figs, faut pas que j'oublie !), sans compter la clique bordelaise, et donc ça devrait être gavé bien comme on dit par chez nous !

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

dimanche 29 avril 2018

Ils peignent leurs chiens !

Salut à toi, compañero figuriniste !

Vingt ans de carrière, une hargne et un talent jamais démenti, une rafale de très bons albums, un des groupes de métal les plus sous-estimés de tous les temps (à mon humble avis), c'est Vision Of Disorder qui vient claquer un Hard Times pour nous réveiller.



Et oui, les temps sont durs, surtout après l'Apocalypse... Retour à Eden Burn Out aujourd'hui. J'ai poursuivi la peinture du starter du Convoi avec trois nouveaux membres. Pour mémoire, un premier article en parlait ici : http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2018/04/santa-muerte.html


Les gamins du Convoi en balade dans une base militaire désaffectée.

Le premier à entrer en piste est Wulf le chien (et non pas Paf...), mais bon, ça fait pas trop latino-mexicano... donc, le chien s’appellera Ramon. Et là, je vous dois une explication...il y a quelques années lors d'un voyage au Pérou, nous avons (avec ma chère et tendre et des amis) séjourné dans une pensión à Cuzco. Il y avait un clebs que le proprio avait nommé Ramon, Raymond en français. Et moi, j'ai compris jamón... le jambon... du coup, c'est resté.
Et donc, le chien s’appellera Ramon.




Ramon reste donc dans l'esprit de la bande avec un côté luchador/catcheur mexicain. Il n'a pas évidemment pas un masque sur le museau mais de la peinture, tout comme pour la fleur sur son flanc. Pour le socle, sans surprise et afin de lier encore plus les membres de la bande ensemble, c'est la même recette que pour Juan (article précédent) à base de pigments et un peu d'herbe sèche.




On continue avec Tillo et sa fronde. Lui aussi a été rebaptisé et devient Ernesto. Sans raison particulière ce coup-ci. La photo est floue (et ça m'énerve) mais on voit quand même bien le schéma pétant rouge/bleu/touches de jaune. Ce choix est volontaire. Comme c'est le membre le plus jeune de la bande, je voulais un esprit un peu coloré / chatoyant tout en restant dans le thème de la bande Au sol, pigments, herbe et des bouts de métal oxydés.





Et je fini avec Dolorès (parce que le nom colle bien à Eden...) aka Zoé. Elle a un côté mutant avec sa grosse tête et ses longs bras, dommage (ou pas, après tout c'est du post-apo !) car le concept du perso est pas mal avec sa grosse masse et son casque. Pour elle (comme pour Juan dans l'article précédent), noir dominant et touches colorées, notamment le collier, la frise sur le casque et les fleurs au dos du T-shirt. Le socle a reçu un os (un vrai, issu d'une pelote de réjection d'un rapace) pour renforcer le côté désertique.



Voilà donc la bande forte de 4 membres. Plus que deux et le starter sera peint. Y'aura plus qu'à tester le boulot (apparemment excellent) de Minus. A priori, ce devrait être avec GiLel si on arrive à se caler une date.

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

lundi 23 avril 2018

Ook ? Retour dans la bibliothèque

Salut à toi, compañero figuriniste !

Pour commencer, s'éclaircir les idées et se décaper les cages à miel, un bon vieux Metallica des familles, Creeping Death !



Aujourd'hui, pas de jeu ni de figurines mais des livres !
Je m'étais déjà livré (ah ah) précédemment sur ce blog à l'exercice de la "critique" littéraire. Ouais, c'est un grand mot, d'où les guillemets... je devrais plutôt parler de simple présentation de livres que j'ai lu et aimé. Pour rappel : http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2017/12/ook.html

J'en remets donc une couche ! C'est parti, y'a à boire et à manger comme tu le constatera, compañero.

Murray Bookchin - Une société à refaire.


On commence par le bouquin le plus politique (et de loin !). Bookchin est un penseur américain, anarchiste et écolo. Ce mélange peut paraître surprenant mais les propos de l'homme sont plus qu'intéressants et il parvient à concilier dans ses réflexions une nécessaire protection de l'environnement à un nouveau modèle de société, l'un étant le corollaire de l'autre. Sa pensée est profonde, structurée, le résultat d'une vie de recherche et d'expérimentation. Le tout pourrait paraître totalement utopique (procès d'intention fait généralement aux idées anarchistes), pourtant, Bookchin, par le biais de quelques exemples bien sentis (la place des femmes dans nos sociétés par exemple) pose clairement sur la table solutions simples et réalistes pour améliorer notre quotidien, celui de la planète en général et créer un nouveau modèle de société. L'ouvrage est pertinent, intelligent et profondément sincère.


Alain Gardinier - Miki Doran de Malibu à la Côté Basque.


Alain Gardinier, journaliste spécialisé dans le surf, nous présente ici une biographie de Miki Dora, alias "Da Cat" un légende dans le monde du surf. Dora fut à la fois surfer, acteur, voleur, bourlingueur, escroc, hédoniste, sincère avec les uns, imbuvable avec les autres. Un personnage indiscernable, contrasté, déroutant... C'est un portrait teinté de nostalgie, une vision plutôt clémente de Dora (Gardinier était son ami...) mais qui ne cache pas pour autant la face sombre du personnage. Très intéressant à lire y compris pour celui ou celle qui n'y connais rien au surf. Le personnage de Dora fera le bonheur d'un bon maître de jeu pour un jeu de rôle contemporain...


Mickaël Correia - Une histoire populaire du football.


Je te vois venir, tu ricanes, "un livre sur le foot... et puis quoi encore, pourquoi pas des prix bas chez GW pendant qu'on y est...". Mais détrompe-toi, cher lecteur, le football ce n'est pas que les magouilles financières de la FIFA, des gamins de 20 ans recevant des salaires équivalent au PIB d'un pays en voie de développement, des fachos abrutis de bière vociférant leur haine dans les gradins. Non. Et je laisse ici la plume au rédacteur de l'ouvrage qui dans l'introduction nous dit "A rebours des critiques radicales du sport, qui décrivent sans nuance le football comme le nouvel « opium du peuple » et considèrent avec hauteur les millions de personnes qui se passionnent pour ce sport comme une masse indistincte d’aliénés, ce livre invite à découvrir ce qu’il y a de subversif dans le football et à s’intéresser à toutes celles et ceux qui en ont fait une arme d’émancipation. Au cours de l’Histoire et aux quatre coins du monde, le football a été en effet le creuset de nombre de résistances à l’ordre établi, qu’il soit patronal, colonial, dictatorial, patriarcal ou tout cela à la fois".
Pas mieux...
Pour les plus réfractaire (obtus ? ;-) ) d'entre vous, faites une petite recherche sur le brésilien Socrates ou le club allemand de Sankt-Pauli pour vous donner une idée de l'esprit du bouquin.




Anders Winroth - Au temps des Vikings.


Ceci est un ouvrage de "vulgarisation" historique. Que l'on se comprenne bien, le livre n'est pas pour autant stupide. Au contraire ! C'est un excellent condensé de ce que furent les Vikings. Une parfaite porte d'entrée pour mieux connaître l'Europe du Nord médiévale (et ensuite aller, par soi-même en ouvrir d'autres...). L'auteur, un ponte dans le domaine, s'appuie sur de nombreuses sources, écrit de manière didactique et accompagne parfaitement le lecteur pour lui faire prendre conscience de la complexité de ce que fut le phénomène viking. Un ouvrage qui ravira les passionnés d'histoire mais aussi les joueurs de SAGA en mal de background !


Peter Frankopan - Les routes de la soie.


On enchaîne avec autre bouquin d'histoire. Peter Frankopan a choisi une approche originale - mais risquée - et passionnante en cherchant en analyser l'histoire mondiale non pas d'un point de vue occidental (comprendre l'Europe - puis son rejeton, les États-Unis - quoiqu'il arrive, finirait, comme une évidence ou une fatalité, par dominer le monde à un moment ou un autre) mais en "recentrant" notre histoire sur une zone allant de la Méditerranée orientale aux premiers contreforts occidentaux de l'Himalaya. Pour l'auteur, cette zone (Moyen-Orient, Arabie, Iran, Irak, Pakistan, zone steppique de la mer Caspienne...) a été déterminante dans l'histoire mondiale, reliant l'Orient à l'Occident, phare attirant les conquérants (Alexandre, les croisades, les Anglais et les Russes au XIXème...), creuset des religions monothéistes, région commerciale de premier plan hier et aujourd'hui (des épices au pétrole en passant par la soie et les chevaux) etc... Bref, l'exercice était risqué mais l'auteur s'en sort avec brio, même si, bien évidemment, son interprétation peut être débattue.

Henry de Monfreid - Mes vies d'aventures.


Drôle de destin que celui de monsieur de Monfreid, "l'homme de la mer Rouge" ! Dans cet ouvrage autobiographique, Monfreid nous ballade dans son sillage, particulièrement en Afrique de l'Est, pour nous narrer une vie digne d'un - voire de plusieurs ! - romans. D'ailleurs, c'est ce qu'il fit. En plus d'être, entre autres, marin, aventurier, trafiquant de haschisch, il se fit écrivain (merci Kessel), utilisant sa riche vie pour écrire plusieurs romans. L'homme est franc, direct, sans fard (il ne cache pas, par exemple, son admiration pour Mussolini) mais plus complexe qu'il n'y parait (sa relation avec les indigènes entre paternalisme raciste, respect et regard incisif sur le colonialisme). La lecture du livre donnera plein d'idées à un maître de jeu ou à des pousseurs de plomb pour un scénar (voire une campagne) pour des jeux pulp.

Et oui, Monfreid fit aussi une apparition chez Tintin !


Don Winslow - Cartel.


Tu l'auras compris, compañero, Cartel est la suite d'un autre pavé, la griffe du chien. On retrouve à peu prés le même cadre, le trafic de drogue entre Mexique et États-Unis, et certains personnages, le "parrain" Adan Barrera et le flic Art Keller. Le premier étant toujours poursuivi par le second, mais l'intriqgue ne se limite évidemment pas à cela. Là où l'histoire aurait pu être une simple redite du premier ouvrage, le talent d'écrivain de Winslow fait de ce second volume une nouvelle fresque épique, violente et désespérée. Du très bon !


Jean-Philippe Jaworski - Chasse royale, de meute à mort.


Là aussi, c'est une suite. Et là aussi, c'est du bon ! Jaworski a entrepris un long récit, Rois du Monde, entre histoire et mythologie, ayant pour cadre le monde des Celtes. En gros, pour faire simple... le premier volume, Même pas mort, nous place dans les pas de Bellovèse, un jeune héros celte. De meute à mort est le premier livre du second volume, Chasse royale (le second s'intitule Deuxième branche et devrait être dispo dans pas longtemps en version poche). Vous me suivez ? On retrouve donc à nouveau les pérégrinations de Bellovèse et les luttes de pouvoir au sein des tribus celtes. Et autant dire que les talents de conteur et l'écriture très inspirée (comme d'hab' !) de Jaworski permettent de lire le volume d'une traite.


Andrew O'Neill - Metal Story.



Et je conclue donc avec un bouquin refermé pas plus tard que vendredi dernier.
Et c'est énorme.
Pas moins.
Imaginez que Sir Terry Pratchett himself soit fan de métal et vous en raconte l'histoire. C'est drôle, très drôle avec un humour très british, décalé et pince-sans-rire, intelligent, bourré de références plus ou moins obscures avec une bonne dose de mauvaise foi assumée et d'autodérision. Moi, en tant que fan de métal, j'ai eu l'impression de lire un peu (beaucoup !) ma "vie musicale" (l'auteur a presque mon âge). A l'inverse, celui qui n'aime pas ou ne connaît pas (voire souvent les deux) ce genre musical trouvera un ouvrage parfait pour appréhender ce phénomène et enfin comprendre les gros chevelus à T-shirt noir buvant de la bière (cliché, quand tu nous tient !).

 
Voilà donc, les ouvrages lus récemment dans mon antre. En espérant que certains vous inspirent (ou au moins que vous ayez la curiosité de vous renseigner !) et vous apportent de nombreuses heures d'évasion littéraire.

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !