mercredi 13 mars 2019

Créature de l'ombre

Salut à toi, compañero figuriniste !

En ouverture musicale aujourd'hui, du old stuff comme on dit outre-Manche avec un petit Deep Purple, Strange kind of woman. Si tu es normalement constitué, dans une minute, tu fredonnes tout en tapant le rythme du pied...



Pas trop de bla-bla aujourd'hui ! Je vous balance quelques photos de ma dernière réalisation. C'est un buste au 1/12 de chez FeR Miniatures ( https://ferminiatures.com/ ) représentant Lucy, the vampire bride. En général, vampires et autres vampirettes sont représentés bien pâles et avec des couleurs plutôt fades, pastels ou passées. J'ai pris le contre-pied avec des couleurs assez chatoyantes comme si Lucy venait juste de se faire mordre et se transformer en créature de la nuit... d'ailleurs, les marques des canines sont sculptées dans son cou.
C'est toujours intéressant comme "exercice" que de peindre un buste. Premièrement, ça m'oblige à sortir de ma zone de confort. Ensuite, il faut être patient, rigoureux et appliqué (plus que pour du pitou d'armée peint à la chaîne quoi). Enfin, ça permet de se rendre compte de ses limites, des techniques que tu ne maîtrises pas, de celles où tu dois t'améliorer... au final, y'a plein de petits détails qui ne me plaisent pas mais au bout d'un moment, j'ai arrêté de m'acharner (puis faut dire que mes "talents" de photographe aident pas au rendu !). Bref, je vois ça comme une étape qui donne envie de (re)peindre du 54mm, d'autres bustes, bref de changer d'échelle, d'aller voir ailleurs que dans le 28mm afin d'essayer de faire mieux pour la prochaine fois.








En tout cas, ce buste à fait au moins une heureuse, ma fille ! Lucy trône désormais fièrement sur l'une des étagères de sa bibliothèque (oui, il y a encore des enfants qui lisent au début du XXIème siècle). 


C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mardi 5 mars 2019

La ville caravane

Salut à toi, compañero figuriniste !

On part en voyage. Loin. Du coup, rien de tel qu'un bon morceau des Bordelais de Year Of No Light, Abbesse, B.O parfaite pour de longues pérégrinations dans des contrées sauvages.



Il y a quelques mois, un projet de financement participatif pour un "livre-univers"  de jeu de rôle, Longue-Ville, était lancé par le talentueux Guillaume Tavernier, avec l'aide de Laurent B. Et disons-le d'entrée, ce fut un projet parfaitement mené de A à Z. Les participants ont été informés régulièrement et clairement tout au long du projet, la livraison s'est faite rapidement après son annonce. Bref, du velours.



Si vous ne connaissez pas Guillaume Tavernier, sachez que le monsieur est un illustrateur (de talent) déjà responsable de plusieurs très bons ouvrages pour les adeptes d'univers med-fan, notamment Talaha, la cité des aigles ou la Seigneurie de Borth. On peut aussi citer l'excellent Artbook, volume 1 qui trône déjà fièrement dans ma bibliothèque ludique.
Pour voir la qualité du travail de l'artiste, tu cliques :
- https://guillaumetavernierblog.wordpress.com/
- https://www.facebook.com/dearchitecturart/

La couverture de l'Artbook

Dans chaque ouvrage, on retrouve le même fonctionnement avec des plans, des représentations de bâtiments (en "3D" mais dessins faits mains comme celui ci-dessous), des illustrations, des textes d'ambiance etc... bref, de parfaits outils pour un MJ mais aussi, plus simplement, un simple bonheur à feuilleter pour tout amateur de mondes imaginaires qui va se laisser emporter dans une douce rêverie ludique...


Un exemple du travail de Guillaume Tavernier
Longue-Ville, pour sa part, reprend donc ce concept de compilation de dessins, plans et autres textes. Ici, les auteurs décrivent une "ville" qui est en fait une longue  et immense caravane qui traverse le Nord du continent d'Austérion. La Longue-Ville est visuellement inspirée des cultures tibétaine et mongole avec quelques autres pincées oriantalisantes (chinoise par exemple) qui permettent de présenter en détails le peuple taganole (et sa culture), le peuple nomade maître de la Longue-Ville.


La couverture du livre plonge le lecteur directement dans l'ambiance nomade


A noter qu'au Sud du continent d'Austérion, on trouve la ville de Talaha, autre projet précédemment évoqué, et Tal'Tikur, à l'Est, une région peuplée de Gobelins et qui a aussi fait l'objet d'un ouvrage. L'auteur poursuit donc avec Longue-Ville un projet plus large, la présentation complète d'un continent med-fan dans son ensemble. Respect ! Là encore, maîtres de jeu et rôlistes apprécieront.

Austérion, un continent qui s'étoffe peu à peu

En cette fin février, le bouquin débarque donc dans ma boîte aux lettres.
C'est un bel ouvrage, bien lourd avec sa couverture rigide et ses 160 pages tout en couleurs. Avec le livre, on a obtenu des fiches A4 et A3 reprenant des personnages, des objets et des lieux symboliques de la "ville" et de son parcours au travers du Nord d'Austérion. Classe.


mon "pledge" : livre et fiches (toutes ne sont pas visibles)

Le livre se divise ensuite en dix chapitres qui présentent la caravane, son fonctionnement, la culture tanagole, les principaux personnages. L'ouvrage s'attarde ensuite sur la route suivie par la Longue-Ville, ses dangers, ses lieux emblématiques sans oublier quelques personnages importants. Le tout est systématiquement illustré de nombreux plans, dessins, textes... de l'excellent boulot. L'ouvrage s'achève sur plusieurs pages d'aide permettant la mise en place de pas moins d'une quarantaine de scénarios ainsi qu'une aventure complète. Évidement, cela demandera du boulot à un MJ motivé mais le travail est déjà sacrément mâché.

Un exemple d'illustration du bouquin
Au final, je suis très content d'avoir donné mon obole à ce projet parce que...
1 - c'est toujours sympa d'aider des artistes / sociétés de chez nous (parce que ça fait vivre notre communauté, parce qu'on peut, à l'occasion, rencontrer les auteurs / peintres / artistes).
2 - le projet a été parfaitement mené. 
3 - du point de vue de la qualité, c'est du haut niveau.
4 - Longue-Ville est un bel ouvrage. Je ne masterise plus (mais ça donne envie), ni ne joue plus (les lecteurs assidus me renverront certainement du côté des Petits Poneys mais c'est pas pareil ;-) !) mais tout de même quel bonheur de feuilleter un livre au thème aussi original, de se laisser emporter le long de la route par les chariots taganoles. On imagine un tas d'aventures, de personnages à pratiquement chaque page. Du bonheur !
A noter que l'ouvrage sera bientôt disponible dans toutes les bonnes boutiques (il est en précommande chez notre ami commun, Philibert (car oui je sais que tu commandes aussi chez lui compañero) ...

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

vendredi 1 mars 2019

The old mule

Salut à toi, compañero figuriniste !

Comme aujourd'hui on va repartir du côté de l'univers d'Infinity et de la planète Aube, antre d'Ariadna, on s'envoit une bonne rasade de Saor, avec le titre Guardians, un métal qui mélange allègrement des passages planants, de la musique traditionnelle écossaise (si, si) et un peu de bourrinisme black (passages vocaux par exemple, le chanteur doit siroter du whisky au p'tit déj'). C'est assez improbable mais si tu rentres dans l'esprit de la musique, c'est du très bon.


Donc, petit retour à Infinity avec un peu de bla bla explicatif.
J'ai déniché il y a quelques temps, dans un magasin Action (une chaîne discount pour ceux qui ne saurait pas) des bagnoles à l'échelle 1/43, soit légèrement plus grosse que nos pitoux de 28mm qui tapent plus dans du 1/48. Faut avouer que la différence ne se voit pas trop... Je n'avais pas de projet précis pour ces jouets si ce n'est les utiliser, après repeinte, comme décor. Ils ont été stockés dans un coin de mon bazar... puis, sur Warmania, on a lancé un nouveau concours de peinture avec pour thème "Transport polaire" : https://warmania.com/forum/showthread.php?tid=5765

Je fouille mon stock et remets la main sur une des bagnoles, un 4x4 Land Rover.
Et là, ça fait tilt... Land Rover, c'est du british, certains de leurs modèles équipent les forces armées de sa gracieuse majesté... 


Bon, on peut complètement imaginer, vu le retard technologique d'Ariadna, que quelques antiquités soient encore présentes sur Aube et en service. Non pas pour servir l'élite mais pour les patrouilles des Volontaires au confin le plus perdu des coins paumés de ce rude monde.
OK, le 4x4 est une version civile, sans les protections supplémentaires et la multitude de détails. Mais bon, ça peut faire l'affaire pour le thème de ma table hivernale et en lien avec la Sectorielle Calédonienne.
Petite recherche rapide sur le Net pour choper quelques images de camo hivernaux pour coller au thème.





Du blanc ? Sur des grandes surfaces ? Ah ah, pas de souci ><...
Bref, je me dis que ça se tente. De toute façon, la bagnole sera vieillie, vétéran(e ?) de décennies de combats et victime des capacités de conduite de ses pilotes successifs. D'où le surnom de "old mule" pour le véhicule et là, PAF, tu viens de comprendre le titre.
Bref, y'aura lâchage au niveau usure et weathering.
Du coup, re-recherche webistique... et comme le Net fourmille de tutos et autres image, ce ne fut pas dur.
Donc, base grise bleue, éclaircissements au blanc, camo en bandes de verts, le tout à l'aéro pour le gros œuvre. Ensuite, au pinceau, usure et weathering. Je ne vais pas vous saouler avec trente-six milles étapes pour expliquer la genèse de la vieille mule vu que j'ai pas mal tâtonné, testé, repris certaines zones sans prendre la moindre note. Place aux photos ! Le pitou est là pour l'échelle évidemment.






Une petite pierre de plus à l'édifice de ma table Infinity...

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mercredi 27 février 2019

Ça sent le poney !

Salut à toi, compañero figuriniste !

Aujourd'hui, on va causer de cheval court sur pattes... 'fin, de poney quoi. Du coup, Deftones en intro musicale avec Korea, un extrait de  l'(excellentissime) album White Pony.




Des poneys donc... et oui, plus précisément, mon petit poney. On se moque pas (je m'adresse en particulier à mes petits camarades de jeu bordelais, Jerreck, Caillou, Morikun et autres GiLel qui ont pas fini de me charrier).
Récemment, la société River Horse a donc publié Tails Of Equestria, le jeu de rôle ayant pour cadre l'univers - et surtout la série de dessins animés - de My little pony ou mon petit poney en français. Pour rappel ou info pour ceux qui ne savent pas, les petits poneys, c'est d'abord une marque de jouets du géant Hasbro. Ils sont apparus au début des années 1980 (quand même...), connaissant actuellement leur quatrième génération et ont vu fleurir une multitude de produits dérivés, en particulier des dessins animées, des jeux vidéos et, il y a peu de temps donc, un jeu de rôle. Ce sont les gars et les filles de Black Book qui en ont assuré la traduction dans notre belle langue.
L'objet du délit...

Le joli bouquin est en couverture rigide et papier glacé, tout en couleurs et comptant 150 pages. T'en as pour ton argent ! Il contient tout ce qui est nécessaire pour jouer : règles, feuilles de persos à photocopier - téléchargeables aussi en ligne - et un scénario simple, j'y reviendrai. Il ne manque que les dés et des pions utilisés pour représenter les points d'amitié (là aussi, on en reparle plus bas).
Bien... alors qu'avons nous là ? Et bien, un jeu de rôle, comme tu l'auras compris, compañero, mais qui est vraiment pensé pour les petits n'enfants de par son univers, son ambiance et ses règles (encore que je suspecte des adultes d'être capables d'y jouer avec plaisir...). Pour faire simple, les joueurs incarnent des petits poneys vivant à Equestria (le monde des petits poneys...) et évidemment ils leur arrivent moults aventures comme les héros de la série.

Les poneys ont saisi l'essence du jeu de rôle, les cookies...

A la maison, j'ai deux filles qui sont déjà des fans de la série et passent pas mal de temps à jouer sur tablette à un des jeux dédiés aux canassons minitures. La petite (8 ans) est encore bien dans le trip, la grande (11 ans) un peu moins mais les dessins animés ou le jeu sur tablette la font encore bien marrer. Elle commence à trouver ça un peu (beaucoup...) con-con mais elle perçoit aussi le second degré (oui, il y en a un...), le côté un peu délirant de la série. Bref, elles aiment bien et connaissent le background comme on dit.
Et quand je leur montre le bouquin...


Voilà pour l'accroche. Soyons honnête, c'était pas bien dur, hein, elles étaient clientes ! Et donc nous voilà partis pour créer deux fiches de personnage.
Dans le jeu, un poney se définit par son type soit terrestre, c'est le costaud de la bande, le guerrier, soit licorne, il maîtrise la magie, soit pégase qui sans surprise vole. On choisit ensuite un élément d'équilibre (qui correspond grosso modo au caractère de la bestiole). Le "corps" représente les qualités physiques, "l'esprit" l'intelligence et la culture et le "charme" les qualités sociales (l'empathie ou la capacité à communiquer par exemple). Ces caractéristiques sont représentées par des dés à 4, 6 ou 8 faces pour des poneys débutants mais peuvent monter jusqu'à 20. La "robustesse" représente l'endurance. Oui, le poney ne meurt pas, il est juste trop fatigué pour poursuivre l'aventure et doit se reposer sous une plaid au coin du feu à grand renfort de petites sablés et chocolat chaud... Les poneys ont ensuite quelques talents (sorts magiques comme télékinésie, vol, capacités à parler avec un type d'animaux, ruade qui est une attaque spéciale etc...) et un défaut (qui ne doit pas être trop handicapant) qui est là pour montrer aux jeunes joueurs que les héros ne sont pas parfaits. Le portrait et la marque de beauté (un symbole que porte tout poney sur sa cuisse) sont purement décoratifs mais participe grandement à la personnalisation de chaque héros.
Les fiches se remplissent très rapidement et sans aucune difficulté. Mes filles ont opté pour une licorne magicienne (la petite) et une pégase (la grande).



L'avantage quand les joueurs connaissent le monde dans lequel se déroule le jeu c'est que toi, MJ, tu ne perds pas de temps pour le leur expliquer. Cela dit, avec toutes les images qui traînent sur le Net, pas de souci pour un MJ pour illustrer ses parties !
Une fois les fiches promptement remplies, c'est parti pour la première aventure !

Les joueuses sont au taquet...

Le bouquin de règles contient un scénario qui est loin d'être original mais s'avère très bien pensé pour faire entrer tout doucement les novices dans le jeu de rôle. Pour l'instant, nous n'en avons joué que la moitié environ (les enfants n'ont évidemment pas la même capacité de jeu / concentration que les adultes, prévoyez des petites sessions et des bonbons) mais mes gamines sont conquises. Au début, elles ont été déroutées par le fait qu'on ne joue qu'avec des dés et une fiche (pas de figurines même si c'est possible), pas de plateau, pas de pions ou de cartes. Surprises aussi par l'aspect libre après une description du Maître de Jeu et la fameuse question "que faites-vous ?". Pas facile à gérer la liberté... mais finalement le côté "théâtre" fonctionne. Autre point à soulever, le concept de l'Amitié, plutôt bien pensé et en phase avec le jeu. Chaque joueur possède des pions Amitié en début de partie qui permettent de relancer un jet raté ou réussir automatiquement une action en les défaussant. Les joueurs gagnent ces pions (à la discrétion du MJ) en coopérant pour réussir une épreuve, en aidant les autres ou remplissant un objectif / une mission. Là aussi, les jeunes joueurs vont devoir prendre l'habitude de coopérer, de planifier, de s'écouter ce qui change de bon nombre de jeu compétitif où tu gagnes seul.


Au final, Tails Of Equestria est à mes yeux une vraie réussite : beau livre, une gamme qui devrait s'agrandir, un univers coloré et fun, des possibilités d'aventures très nombreuses. Pensé pour être accessible aux enfants, c'est un jeu conçu pour être une initiation aux jeux de rôle avant de passer, éventuellement, plus tard, à des systèmes / univers plus "adultes" pour celles et ceux qui se sentent une âme de rôliste.  Mais avant ça, il devrait permettre de nombreuses heures de jeu !

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mercredi 13 février 2019

Warhammer SAGA

Salut à toi, compañero figuriniste !

Mastodon (pu**** que j'aime la musique de ce groupe !), High road,  un titre et un clip qui collent à l'ambiance de l'article du jour...



Cher lecteur tu n'es pas sans savoir que, premièrement, je suis un fan absolu de SAGA (son "univers" et son système tellement bon) et, deuxièmement, qu'une rumeur devenue depuis certitude annonce une version médiévale-fantastique du système.
Bon, déjà, là...


Une fois n'est pas coutume, je vais un peu blablater...
Que sait-on à l'heure où j'écris ces lignes sur ce futur supplément. La plupart des infos qui ont filtrées sur le Net restent assez générales mais collent plutôt bien à "l'esprit" SAGA (de mon point de vue). Le système reste générique dans le sens où il s'inspire des grands noms de la fantasy (pour faire simple) : Warhammer Battle, King of War, Dongons & Dragons, le Seigneur des Anneaux...
Seront proposées six factions différentes dans leurs troupes, leurs seigneurs et leur manière de jouer (via les plateaux, logique, on est en terrain connu) : Les Royaumes Libres, Les Royaumes souterrains, Les Peuples de la Nature, Les Morts-Vivants, La Horde et les Royaumes des Profondeurs. Le joueur peut ainsi choisir un plateau en fonction des figurines dont il dispose déjà (ce sera le cas des joueurs "vétérans") ou l'inverse pour les "novices" qui choisiront d'abord leur plateau puis monteront une armée en se choisissant les figs qui vont bien. Ensuite, et sans surprise, puisque c'est l'ADN même de la fantasy, le système introduit la magie (tiens, au passage, pour les amateurs de livres et ceux qui aiment les analyses littéraires, je vous conseille le n°967 de Textes et Documents pour la Classe de janvier 2009 qui présentait un dossier en béton armé sur la littérature "fantasy" : https://www.reseau-canope.fr/notice/tdc-n-967-1er-janvier-2009 ). Donc, la magie...


Contre un point, tu recrutes un mage/magicien(ne)/sorcier(e)/shaman(e)/alchimiste où je ne sais quel nom tu souhaites lui donner ! Le - ou la - heureux élu(e) pourra disposer de sorts appartenant à 2 domaines de magie (sur combien ? lesquels ? on le saura plus tard...).
Autre nouveauté, le débarquement des gros bourrins... comprendre créatures, monstres et autres machines de guerre. Ce sont de nouvelles unités, autres que les traditionnels gardes, guerriers et levées (et qui devraient donc disposer de leurs propres règles). Bref, ça sent les Panzers Divisions boostées aux hormones de croissance qui vont coûter assez cher. Point positif, au moins tu sauras quoi faire de ton dragon rouge, de ton trébuchet bretonien ou du Balrog !


Là, j'extrapole un peu (OK, beaucoup...) en essayent de voir un peu ce que les six factions pourraient nous offrir... difficile de se faire une idée. Mais comme il semblerait qu'une grande latitude soit laissée dans la composition de l'armée, les joueurs devraient avoir un vaste choix pour sélectionner leurs unités à partir du moment où ils ont choisi leur plateau. Cependant, je suppose qu'une certaine cohérence sera aussi présente. On imagine mal des Gobelins alignés à côté d'Elfes ou de Nains.
- Les Royaumes Libres : à-priori, ça sent les Hommes divers et variés, de l'Empire à la Bretonie en passant par les cavaliers du Rohan voire des armées plus typées historique avec une ou deux grosses bêtes qui mordent, genre des Vikings avec des Loups géants ou des géants des glaces. On peut aussi y ajouter les Elfes "normaux" (gentils quoi...) ainsi que les Hobbits/Halflings et bien sûr les Nains. En gros, ça ressemble à tout les "bons" et autres "gentils" traditionnels.
- Les Royaumes souterrains : ça va sentir le souffre et les royaumes démoniaques. Des tas de trucs qui vivent sous terres, aiment la lave, pètent à table et sont méchants... peut-être des Skavens, du Kobold et des Gobelins, du démon divers et variés...
- Les Peuples de la Nature : ici, ça fleure bon le sous-bois, le champignon et la mousse (verte, pas la bière, pour le malt voir la première faction...). Sous cette appellation, on peut supposer se voir réunis les Elfes sylvains, dryades et autres Centaures, voire des Elfes marins, les Hommes-Lézards aussi.
- Les Morts-Vivants : Facile. Squelettes, Nécromanciens, Zombies, Goules et tout les trucs qui faisandent et refoulent du goulot à force de bouffer pas frais... là aussi, on verra quelles possibilités/libertés sont laissées dans la composition de l'armée.
- La Horde : on entre dans le viril, le poilu vu le nom. Cette faction devrait permettre de composer des forces à base d'Orques, de Gobelins, de Trolls, d'Ogres, de Barbares, d'Humains chaotiques, d'Hommes-Bêtes. Bref, un véritable défilé d'intellectuels, poètes et autres lettrés...
- Les Royaumes des Profondeurs : y'a de l'écho ici... ci... ci... Nains chaotiques, Démons, Elfes Noirs (ou Drows), Hommes-Rats devraient être au rendez-vous des peuplades abyssales. Bref, c'est les affreux psychotiques de l'histoire mais à voir ce qui les différencie des Royaumes souterrains...

Mais du coup, je me pose une question absolument vitale... quel univers jouer ? Pour certains, cela n'a aucune espèce d'importance. Ils posent leurs figs et se poutrent la gueule aimablement. En toute simplicité. Pas moi. C'est un peu bête mais j'aime bien, durant une partie, que le claquage de beignets soit lié à un univers. Ouais, ça donne du corps à la partie. Et dans le cadre narratif d'une campagne, c'est absolument essentiel.

Je ne sais pas encore précisément quel univers j'utiliserai. Mon armée elfe me pousse vers Warhammer. L'armée barbare est tellement hétéroclite dans sa composition (Hasslefree, Confrontation, Northstar...) qu'elle se raccroche à aucun univers en particulier et du coup, à presque tous... j'ai pour projet aussi d'achever une armée de Peaux-Vertes et une armée typée Bretonie/Humains médiévaux.



Et c'est ainsi que je participe au Choix des Armes / campagne qui se tient actuellement sur Warmania à l'occasion de la (proche) sortie du supplément Age de la magie pour SAGA et qui prend place dans le Vieux Monde de Warhammer.
- https://warmania.com/forum/showthread.php?tid=5796
- https://warmania.com/forum/showthread.php?tid=5797&pid=130385#pid130385

Toi aussi, donc, n'hésite pas à venir faire le mariole car, sache-le, le CdA et la campagne sont ouverts à tous et chacun est libre de choisir son système de jeu (SAGA, AoS, Kings Of War...).

Quoique nous offre le futur supplément, on aura grandes ouvertes les options de jeu. Et ça, c'est cool. Parce que du coup tout ça, ça m'incite à peindre du med-fan en me disant que les figs peintes trouveront forcément leur place dans une armée, un scénar, une campagne ou comme simple élément de décor.

Ainsi, j'ai mis un bon coup de collier à mon armée elfe pour avoir une base jouable en finissant une unité de Guerriers à cheval que voici (il en manquait quatre...).



L'armée compte désormais au moins 4 points (peut-être 5) et le patron.

De gauche à droite : 1 point de guerriers à cheval, une baliste (1 point ?), devant elle un sorcier à pied (1 point), 1 point de guerriers à pied, derrière eux, le Seigneur sur Griffon, 1 point de gardes à cheval (sur le rocher) et devant eux un autre point de guerriers à pied avec à droite un sorcier à cheval (1 point).




Alors évidemment, il faudra attendre le supplément pour affiner tout ça mais globalement, je devrais pouvoir m'en sortir même si la compo ne sera pas optimisée. L'essentiel, dans un premier temps, sera de tester cette nouvelle version et s'amuser en faisant la campagne.

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

dimanche 3 février 2019

Puissance aztéque et énergie calédonienne

Salut à toi, compañero figuriniste !

En ouverture aujourd'hui, et sans lien aucun avec la suite, une chanson douce du début du siècle, what goes around de Sugarcoma. C'est frais, c'est léger, c'est pas du gros death qui tâche mais ça se laisse écouter.


Bien, et maintenant on va expliciter l'étrange titre de l'article...
Le gros bonhomme rouge a été sympa avec moi cette année (faut quand même reconnaître que j'ai été gentil...). J'ai donc trouvé sous le sapin un aérographe Aztek A470-9 conditionné dans un (très joli et agréable) coffret en bois.


Le coffret est bien rempli et organisé. On trouve une petite clé rouge de serrage de buse, six têtes de buses de différentes tailles (entre autres du 0,3 mm pour les détails, du 0,4mm pour les surfaces moyennes, du 0,5mm pour les surfaces plus larges), le corps de l'aéro, 3 godets plastique (contenance de 2,5 ml, 7,5 ml et 10 ml) et deux godets en verre (28 et 33 ml).


Pour l'accompagner, un pack avec un compresseur MDL était proposé.



J'ai donc installé la bestiole pour la tester. Premier avantage de la machine, son  utilisation est simple. Bon, OK, je suis loin, très loin, très très loin de maîtriser l'utilisation de l'aérographe. Il va me falloir du temps pour trouver toutes les subtilités de réglage de la pression et de la meilleure utilisation des différentes buses, les distances de projection, tout ça tout ça... Disons que pour le gros œuvre, ça va à peu près... mais quand on rentre dans le travail de détail, là, c'est pas encore ça ! Mais quand même, je me suis déjà rendu compte que cet Aztek propose deux gros atouts. Premièrement, les têtes interchangeables se remplacent très facilement. On visse et on dévisse en quelques secondes. Très pratique. Et le nettoyage est ainsi simplifié. Et ça, c'est du bonheur. Les possesseurs d'aérographes me comprendront. Pour les autres, sachez que beaucoup d'utilisateurs se plaignent de passer autant de temps à peindre qu'à nettoyer la machine.
Bref, assez content de l'acquisition. Maintenant faut juste utiliser le plus souvent possible cet outil afin de m'améliorer... je compte notamment si les occassions de se présentent l'utiliser pour d'autres décors puis des pièces plus petite (très grosses bestioles, chars) et encore plus petites (chevaux, gros animaux, petites pièces de décors).

Pour l'instant, donc, je ne l'ai testé que sur des grandes surfaces et des décors. Il faut avouer que c'est pratique, ça fait gagner du temps et le rendu est plus propre qu'au pinceau. Exemple avec un Outposts Vents (des sortes de générateurs) de Micro Art Studio (qualité très moyenne, décor moulé dans une espèce de mousse dure mais pleine de bulles et de trous comme vous pourrez le constater sur les photos...).


Je suis allé au plus simple. Couches de verts de plus en plus claires, une ou deux décalcos et un peu de vieillissement avec différents produits de chez Vallejo Weathering Effect, notamment le Streaking Grime, un effet "humidité". Les deux générateurs n'ont pas exactement le même rendu vu que j'en ai profité pour faire quelques tests au niveau des mélanges... On est loin de la photo officielle mais pour du décor, ça fait le boulot ! Les deux générateurs sont assez imposants (j'ai mis une fig de fantassins pour l'échelle) et "meublent" bien la table.






Au passage, tu as certainement constaté, Compañero, que ma table Infinity "avant-poste militaire dans la taïga sur Aube" (en lien avec ma Sectorielle calédonienne) est en bonne voie. Encore quelques ajouts et ça fera certainement le sujet d'un prochain article. 
Mais avant ça, on va rebouffer un peu de med-fan dans pas longtemps, hein ;-)


C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

dimanche 27 janvier 2019

Gobs ! Gobs ! Gobs !

Salut à toi, compañero figuriniste !

Étant établi que nous allons aujourd'hui causer de Gobelins, quoi de plus normal que de mettre du Orange Goblin en intro ? Et comme j'arrivai à choisir un titre de ce groupe que j'adore, je vous mets direct le lien vers leur concert capté lors du Hellfest 2012. 


Bien, je vous ai parlé, il y a quelques temps d'un petit Kickstarter français (cocorico), les très réussis Gobelins d'Aenor Miniatures dans cet article : http://hastalafigurinasiempre.blogspot.com/2018/12/its-waaagh-ou-presque.html


Il fallait donc que je les peigne (pour du dungeon crawling ou SAGA Age de la magie qui approche...) et c'est désormais chose faite ! Ce fut un régal, ces figs sont vraiment bien sculptées, originales, pleines de petits détails, parfois décalées (comme il sied à de Gobs !).
Pour le schéma de couleurs, je suis parti sur un "bicolore" rouge / jaune. En fait, la bande a un petit fluff inspiré du "chevalier"...

Kilki était un petit gobelin comme les autres. Chapardeur, bagarreur et légèrement stupide, il n'aimait rien de plus que les plaisirs simples du Gobelin comme se curer le nez, manger des champignons, péter, dormir, roter et éventuellement une bonne baston mais de préférence à dix contre un et en étant pas le un... Pourtant, la vie de Kilki bascula par une fraîche matinée. Devenu un  Gobelin presque adulte, il faisait partie des éclaireurs d'une petite troupe dirigée d'un gourdin de fer par Gurgir Pansavide. Chemin faisant, flairant l'air à la recherche d'éventuels ennemis, Kilki trouva surtout quelques champignons. Sa nature goblinoïde pris rapidement et facilement le dessus sur la prudence et Kilki croqua une bonne dose de champignons. Les girolles, pas de souci, elles étaient succulentes, les lactaires étaient pas dégueux et furent promptement engloutis. Enfin, les noirs striées de rouge, inconnus de Kilki avaient un goût sucré et après leur absorption, le jeune gobelin  commença à ouïr d'étranges bruits et le monde semblait plus coloré... soudain, il déboucha dans une paisible clairière et à sa grande surprise, Kilki se retrouva nez à mufle avec un immense et lourd canasson. La bête, surprise, détala au galop, bousculant ses congénères qui mirent à bas la clôture sensée les retenir. Ce fut rapidement un sacré bordel dans le camp bretonien. S'il avait été dans son état normal, à n'en pas douter, Kilki aurait fait demi-tour et fuit au travers des bois. Mais les brumes psychédéliques eurent pour effet de lancer le gobelin dans une course effrénée et hurlante au travers du bivouac humain, déjà bien désorganisé par la fuite des canassons effrayés. Dans sa précipitation, Kilki bouscula un homme d'arme qui, maladroitement embrocha de sa lance un autre soldat. Kilki percuta le dos d'un chevalier, qui se retournant brusquement, effectua une large frappe de taille, pensant décapiter un lâche ennemi s'en prenant à lui de dos. La course de l'épée passa de plusieurs dizaines de centimètres au-dessus de notre jeune gobelin mais refit proprement le dentier de Sire Armand de la Rivière aux Hérons Cendrés, seigneur bretonien, qui succomba donc sous le coup involontaire d'un de ses vassaux. Qui le suivi dans la tombe une seconde plus tard, fauché d'une flèche d'une archer reste fidèle au désormais défunt Sire Armand de la Rivière aux Hérons Cendrés, noble bretonien... le chaos, sanguinaire, s'empara du camp des Hommes qui se massacrèrent les uns les autres... après quelques minutes de violence aveugle, quelques survivants se mirent à poursuivre un autre groupe de survivants moins nombreux, laissant un Kilki abasourdi et encore un peu planant et bavant au centre du camp. C'est ainsi que le découvrit le reste de la bande gobeline. Qui en déduisit qu'il était responsable du massacre grâce à l’absorption des champignons. Kilki, exalté par sa victoire et pas encore complètement redescendu de son voyage hallucinogène, se saisit d'une courte épée et se coiffa d'un casque à longs andouillers. Il baragouina à propos d'une croisade - les autres gobelins ne comprirent pas ce mot - ayant pour but de tuer tous les hommes - les autres Gobelins saisirent l'idée, enthousiastes - afin de libérer le peuple gobelin de sa servitude - les autres gobelins ne comprirent pas ce mot mais ça avait l'air plutôt pas mal pour les Gobelins donc ils gueulèrent tous un bon coup. Sauf le vieux shaman, Ordoc, qui, lui connaissait bien les effets des champignons et était bien moins con que le reste de la bande et se dit que manipuler Kilki en lui refilant de temps à autre un champignon noir strié de rouge serait pas bien difficile. Kilki, de son côté, s'équipa alors de pied en cap comme ses ennemis afin de s'accaparer leurs forces. Les autres Gobelins firent de même en jaune et rouge - pardon or et gueule figurant sur le blason du désormais trépassé Sire Armand de la Rivière aux Hérons Cendrés, noble bretonien -  et puis rouge et jaune ensemble, c'était plutôt joli... ainsi naquit au sein des tribus gobelines la légende du Chevalier Kilki.

Désolé pour la qualité (pas top) des photos, je n'ai pas pu utiliser mon antre habituel (rapport aux hectolitres de flotte qui tombent en ce moment). Donc, j'ai fait avec les moyens du bord à la maison...

La bande au complet

Un bon vieux bouclier gobelin avec la traditionnelle "bad moon"

En rouge et jaune...

Les deux archers de la troupe

La plupart des figs ont de vieilles fringues rapiécées et déchirées du pus bel effet

Les finauds de la bande, Gourdin et Tranchoir

Là aussi, pas mal de petites détails sympas viennent enrichir la sculpture. Du super boulot !

Touchez ma bosse, mon seigneur !

J'avoue, j'avais un peu la flemme pour le bouclier...

Kilki, héros du peuple gobelin !

Un bon vieil œil comme emblème

Un vrai seigneur bretonien...

Le bas de la fig a reçu une bonne dose de pigments pour donner un effet poussiéreux et la lier au socle

Ordoc et ses belles ratiches...

Pas mal de détails sur cette fig comme les plumes accrochées au bâton, le livre sous le bras, les parchemins dans la besace...

L'animal de compagnie du shaman et une souris blanche. Minus ou Cortex ?

La besace pleine de savoirs...
Voilà donc une bonne chose de faite ;-)

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !